Le Parlement adopte définitivement l’éligibilité à 18 ans

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Mardi 5 avril 2011 à 16h40, l’Assemblée nationale a adopté, en deuxième lecture, le projet de loi organique relatif à l’élection des députés et des sénateurs, 312 députés ayant voté « pour », 212 députés ayant voté « contre » et 11 s’étant abstenus. Vous pouvez télécharger le texte définitif ici. Débattu dans le cadre du « paquet électoral », ce projet de loi organique instaure l’éligibilité à 18 ans aux élections législatives, européennes et présidentielles, et à 24 ans aux élections sénatoriales, contre 23 et 30 ans auparavant. Il entrera en application dès 2012.

Les membres de l’association « Candidat à 18 ans » se joignent à moi pour remercier les nombreux élus, parlementaires et collaborateurs, mais aussi toutes celles et tous ceux qui ont su se faire les relais de cette initiative citoyenne engagée en 2007.

Cette véritable majorité politique ainsi permise n’est qu’un premier pas sur le chemin d’une jeunesse entièrement intégrée à la société. Nous continuerons d’apporter notre énergie et nos idées au service de l’intérêt général.

Maxime Verner, président de l’association « Candidat à 18 ans »

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« Candidat à 18 ans » obtient l’éligibilité à 18 ans

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Chers amis,

Le projet de loi organique relatif à l’élection des parlementaires, reprenant dès son article premier le principe de l’éligibilité à 18 ans aux élections législatives, européennes et présidentielles, et à 24 ans aux élections sénatoriales, vient d’être voté par un scrutin public des sénateurs ce 2 mars à 19h15, par 185 voix contre 24.

C’est une avancée pour l’engagement des jeunes et pour la représentativité de nos institutions. Je tiens à remercier les citoyens, les élus et les parlementaires qui ont soutenu l’action de l’association Candidat à 18 ans depuis juin 2007.

Dès 2012, c’est quatre millions d’électeurs supplémentaires qui pourront se présenter à ces élections.

Comptant sur votre soutien à l’avenir, je vous adresse mes amitiés citoyennes.

 

Maxime Verner

Président de l’association « Candidat à 18 ans »

06.65.13.04.27 – mverner@candidata18ans.fr

Sénateur dès 24 ans ?

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Les membres de la commission des Lois du Sénat ont en partie entendu notre appel puisqu’ils ont voté aujourd’hui l’abaissement de l’âge d’éligibilité aux élections sénatoriales à 24 ans, ce 16 février 2011.

« La commission des Lois a abaissé à vingt-quatre ans l’âge d’éligibilité aux élections sénatoriales (contre trente ans actuellement) : cet âge, qui correspond à l’âge minimal auquel un citoyen peut avoir accompli un mandat local (soit 18 ans, l’âge d’éligibilité aux élections locales, plus six ans) et qui est donc pleinement cohérent avec la mission de représentation des collectivités territoriales que la Constitution confie à la Haute Assemblée, permettra de renforcer la dynamique de rajeunissement du Sénat -qui est déjà, dans les faits, à l’œuvre depuis plusieurs années- sans, pour autant, remettre en cause son identité et ses spécificités » précise le Sénat.

Le texte sera débattu au Sénat les 2 et 3 mars prochain.

Vote au Sénat

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Le texte reprenant l’éligibilité à 18 ans sera débattu et voté le mercredi 2 mars prochain au Sénat. Nous avons lancé un appel aux sénateurs afin qu’ils amendent le texte dans la direction d’une éligibilité ouverte dès 18 ans à toutes les élections, y compris les sénatoriales, et ce dès la promulgation de la loi par le Président de la République.

Candidat à 18 ans : 1 victoire pour la jeunesse, 40 mois de travail

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Suite au vote de l’éligibilité à 18 ans par les députés, l’association Candidat à 18 ans remercie ses adhérents ainsi que les citoyens, élus, parlementaires et membres du gouvernement qui lui ont apporté leur soutien dans sa démarche de faire adopter l’éligibilité à 18 ans à toutes les élections. Cette victoire pour la jeunesse française, ce premier pas vers une majorité politique, 35 ans après l’instauration de majorité à 18 ans, est le fruit de quarante mois de travail.

Dès août 2007 et alors mineur, Maxime Verner avait écrit au Président de la République pour lui demander de faire abaisser par le Parlement l’âge d’éligibilité à 18 ans pour toutes les élections. Le Ministère de l’Intérieur lui avait répondu dans une lettre du 9 octobre 2007 : « Si l’on tient compte du fait que les fonctions de député, de représentant européen ou de sénateur présupposent un minimum d’expérience de la vie politique, l’expérience d’un âge légal requis ne semble pas anormale. En effet, l’importance du travail législatif ne peut être sous-estimée, sans négliger l’apport de générations plus jeunes ». Non content de cette n-ième infantilisation de la jeunesse, et souhaitant porter le projet d’une majorité politique, où les citoyens en accédant au statut d’électeur accèdent aussi à celui d’élu potentiel, et ce pour toutes les élections, il avait ouvert la voie de l’engagement de jeunes candidats en annonçant sa candidature aux élections municipales et cantonales à Bron (Rhône), le jour de son 18e anniversaire, le 11 septembre 2007.

Après avoir recueilli 4 % des suffrages aux élections du 9 mars 2008, avec une liste de 39 citoyens âgés en moyenne de 23 ans, Maxime Verner a décidé, en décembre 2008, de fonder l’association « Candidat à 18 ans » et d’aller à la rencontre des parlementaires et des membres du gouvernement afin de les sensibiliser à la question de l’éligibilité. En mai 2009, il est ainsi à l’origine des propositions de loi déposées à l’Assemblée nationale par des députés de tous les bords politiques, derrière Valérie Rosso-Debord à l’UMP, Gaëtan Gorce à gauche (SRC, Verts, GDR) et Jean-Christophe Lagarde au Nouveau Centre. Fort du soutien de 294 députés et de 1 023 maires, il lance un appel au Président de la République afin que ce dernier mette ces propositions de loi à l’ordre du jour du Parlement. Il est alors reçu par les conseillers du Haut-Commissaire à la Jeunesse, du Premier Ministre et du Président de la République.

Dans sa réponse du 15 juin 2009, le chef de l’État, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet Christian Frémont, « se réjouit de l’engagement précoce en politique et du dynamisme pour défendre les sujets qui lui tiennent à coeur en faveur de nos concitoyens » de Maxime Verner. Nicolas Sarkozy « tient à adresser ses plus vifs encouragements dans la poursuite de son action » à Maxime Verner. Le 7 juillet 2009, Martin Hirsch et la Commission sur la politique de la jeunesse reprennent dans leur Livre vert (proposition 53) la proposition de Maxime Verner pour l’éligibilité à 18 ans à toutes les élections.

Le 29 juillet 2009, Alain Marleix, secrétaire d’État à l’Intérieur et aux collectivités territoriales, a présenté en Conseil des ministres un projet de loi organique relatif à l’élection des députés, reprenant dans son article premier l’idée de l’éligibilité à 18 ans pour les élections législatives, européennes et présidentielles. Ce texte a été voté le 20 décembre 2010 par les députés, et sera présenté en janvier 2011 au Sénat. Maxime Verner fera déposer en janvier un amendement proposant l’éligibilité à 18 ans pour les élections sénatoriales, la seule qui garderait une condition d’âge (30 ans) si cette loi était votée par les sénateurs, dans les prochaines semaines.

Les députés adoptent l’éligibilité à 18 ans

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« Le vote par l’Assemblée nationale ce 20 décembre 2010 de l’article premier du projet de loi organique relatif à l’élection des députés, est une victoire pour la jeunesse de notre pays. Elle est enfin reconnue comme élément constitutif du dispositif démocratique français. Nous assistons ensemble à la naissance de la majorité politique à 18 ans, qui aura attendu 35 ans pour rejoindre la majorité civile et légale, instaurées par la loi du 5 juillet 1974.

Je tiens aujourd’hui avant tout à remercier les nombreux citoyens, les élus, les parlementaires et les membres du gouvernement qui ont apporté leur concours à l’instauration de l’éligibilité à 18 ans, qui doit attendre désormais d’être votée par le Sénat. Le 11 septembre 2007, jour de mon dix-huitième anniversaire synonyme d’accès à la citoyenneté, au moment d’annoncer ma candidature aux élections municipales et cantonales de Bron (Rhône, 40 000 habitants), j’avais souhaité m’engager à faire déposer une proposition de loi pour instaurer l’éligibilité dès 18 ans à toutes les élections. Après trois ans de travail, le vote de l’Assemblée, après l’abaissement de l’âge requis pour être membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’ouverture de quatre postes de représentants de la jeunesse au sein de cette institution, est une nouvelle étape vers la réalité effective d’une majorité politique à 18 ans dans notre pays.

L’éligibilité à 18 ans est une mesure politique, au sens noble du terme. Elle montre que la France est désormais à maturité politique dans son rapport à sa jeunesse en donnant la possibilité à chaque membre du corps électoral disposant de ses droits civiques de se présenter à toutes les élections politiques, à l’exception notable des sénatoriales. Je vais à ce propos faire déposer un amendement au Sénat afin que les sénateurs puissent trancher sur le maintien à 30 ans ou l’alignement de l’éligibilité à 18 ans. J’ai bon espoir que les sénateurs saisissent cette opportunité de moderniser leur institution et de s’ouvrir une plus large audience en se donnant la chance de représenter davantage les Français. La Chambre haute pourra ainsi se rapprocher des plus jeunes de nos concitoyens.

En permettant à chaque nouveau citoyen de pouvoir être candidat à la députation ou à la présidence, la République accepte enfin toutes les conséquences du principe de la majorité politique. En effet, seule une démocratie où chaque citoyen peut se porter candidat à la représentation est une démocratie totale. Avec leur vote d’hier, les députés proclament qu’en accédant à la citoyenneté, nous ne sommes plus seulement des électeurs mais bel et bien des élus potentiels. Nous sommes peut-être au point de départ d’une nouvelle ère dans notre démocratie représentative, portée par un nouveau souffle politique pour notre nation.

L’éligibilité à 18 ans prend ainsi toute sa place dans le contrat social que la société doit être en mesure de proposer à ses nouveaux citoyens, autour de principes et de dispositifs visant leur intégration optimale dans la société. Il faut rééquilibrer et réaffirmer les droits et les devoirs des jeunes accédant à la citoyenneté. Je publierai à cet effet le 20 juin 2011, date anniversaire du Serment du jeu de paume, un projet de contrat social entre les jeunes et la société.

En attendant, il s’agit pour moi de mobiliser les sénateurs et de poursuivre l’engagement de proximité visant à intégrer les jeunes au débat public, avec la dernière ligne droite de la cinquième campagne nationale d’inscription par procuration sur les listes électorales qui me mènera jusqu’au 31 décembre dans plusieurs communes françaises. »

Maxime Verner

Candidat à 18 ans

Edit : pour retrouver le détail du scrutin public, merci de visiter le site de l’Assemblée nationale

Revue de presse – Candidat à 18 ans

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TV

LCI – 22 décembre 2010

M6 – 16 mai 2009

Public Sénat -14 mai 2009

LCP – AN – 13 mai 2009

Presse

Le Figaro – 23 décembre 2010

Le Progrès – 21 décembre 2010

La Croix – 21 décembre 2010

Le Figaro – 15 mai 2009

Le Progrès – 20 avril 2009

20 minutes – 16 avril 2009

Radio

Le Mouv’ – 23 décembre 2010

France Inter – 23 décembre 2010

Europe 1 – 22 décembre 2010

RTL – 22 décembre 2010

RFI – 21 décembre 2010

France Inter – 15 mai 2009

RTL – 14 mai 2009

Radio Scoop – 16 avril 2009

Internet

Pour voir le reportage du 20h de France 2, cliquez sur : http://www.youtube.com/watch?v=xPxlZEPvDt4

Pour voir le reportage de France 3, cliquez sur : http://www.youtube.com/watch?v=ECr5tPUPv0k

Pour voir le reportage du 12-50 de M6, cliquez sur : http://www.youtube.com/watch?v=qIBNhlzCdbk

Pour voir la dépêche AFP, cliquez sur : http://afp.google.com/article/ALeqM5hrbSiCPj-U894iybTKaPBMs0Muqw

Appel pour la liberté, l’égalité, et la fraternité, prononcé à Hénin-Beaumont le 24 Octobre 2011

A tous les Français,

Je lance en ce jour un appel pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

Le 24 octobre est un jour de symboles. Celui du jeudi noir, où le monde à découvert les méfaits d’une finance qui tue au lieu de créer de la confiance et de l’échange ; celui de 1940, où le maréchal Pétain allait serrer la main d’Hitler pour « ouvrir la voie de la collaboration », mais aussi celui où la Constituante a adoptée le premier symbole de notre République : le drapeau bleu-blanc-rouge.

Dans ce monde de crise perpétuelle, où l’on voit la menace et non l’opportunité, où le désert s’étend alors que l’on regarde ailleurs, je vous appelle à conserver toute votre générosité envers l’avenir, à perdurer la tradition du don de soi et de la lutte contre les injustices dans notre pays. Oui, la France court des menaces, du fait de l’évolution du monde depuis quarante ans. Mais nous pouvons, par l’espoir et l’énergie, renouer avec une France forte, exemplaire et prospère.

Ici, à Hénin-Beaumont, où un citoyen sur cinq est au chômage, où les services publics disparaissent les uns après les autres et où les élus ont trahi la confiance des citoyens, le Front national a recueilli 48 % des suffrages aux dernières élections municipales.

Ce parti démocratique porte des idées qui sont contraires aux valeurs de notre République indivisible, pour lui la rancune des uns doit étouffer le malheur des autres, pour mieux s’endormir dans la foi de l’inégalité et de la division nationale. Les Français sont davantage dupes que complices, car ils ne veulent pas tous supporter le poids de la vérité. Celle d’un monde qui change, d’un rayonnement à reconquérir. Alors, on se tourne vers le flou, le fumeux, le névrotique.

Lorsqu’on nous propose de faire allégeance au drapeau, ou qu’on demande aux préfets de maîtriser l’immigration professionnelle des étudiants étrangers en France, et que certains font de la démondialisation le thème d’une campagne qui se veut populaire, je mesure le chemin parcouru par le Front National depuis sa création, il y a près de quarante ans. Mais ne nous y trompons pas, Marine Le Pen n’est pas le visage de la France. C’est le visage du mélanisme de ces déclinologues qui font florès. Non, Marine Le Pen n’a pas le monopole de l’amour de la France. Ce sont trois valeurs qui font la force de notre pays, et sa beauté. Elles résonnent dans le Chant des partisans autant que dans nos cultures respectives. C’est la liberté, l’égalité et la fraternité. Poursuivons-les jusqu’à ce qu’elles s’accrochent de nouveau à nous, et à notre destin collectif.

Je suis moi aussi déçu par les décideurs de ce pays, et je veux faire entendre votre voix, Françaises et Français dont le désespoir ne trouve aucune offre politique crédible.

Votre choix aujourd’hui : la protestation ou l’abstention. Vous êtes offerts au populisme, et Marine Le Pen, fille spirituelle de Méline, de Boulanger, de Poujade et de son père, tient le pavé haut dans ce domaine. Les partis semblent résigner à lui laisser obtenir plus de 20 % de vos suffrages à la prochaine présidentielle, je ne le suis pas. Pour les français d’hier d’aujourd’hui et encore plus pour ceux de demain, je vous propose un autre choix que le Front national pour exprimer votre déception.

Je vous enjoins de sortir de la torpeur de ce pessimisme passif qui vous frappe, et qui sera forcément stérile. Les autres candidats proposent l’austérité, alors même que la France doit croire en son destin, investir sur son avenir et créer, innover et transmettre. Réalisons ensemble ce changement avec l’énergie créatrice qui est la nôtre !

Je m’adresse à vous depuis cette place Jean Jaurès, lui qui disait que « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques », que le courage « c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », lui qui aurait honte de la tartufferie de certains aujourd’hui devant le programme du Front national.

Dans mes dix prochains déplacements, là-même où vous êtes les plus nombreux à être séduit par le discours de Marine Le Pen, je m’appliquerai à le déstructurer point par point, pour que vous puissiez découvrir sa face cachée.

Je commencerai aujourd’hui par l’immigration. Lorsque Madame Le Pen traite les étrangers de « pompes aspirantes », elle ne refuse pas le communautarisme mais institue le rejet comme loi. Son père avait l’habitude de dire que celui qui a le bon diagnostic est le meilleur médecin. Mais lier l’insécurité et le chômage à l’immigration n’est pas un diagnostic, c’est un raccourci mensonger et dangereux. Oui, si la France élisait, les Le Pen nous plongeraient dans un Occident médiéval des croisades, de la chevalerie et de la culture matérielle. Ils se veulent le premier parti prolétaire de France, mais instaureraient un Etat de castes : le français contre l’étranger.

Toutefois, face à ce discours haineux, qui parle aujourd’hui du nécessaire apport culturel, économique, démographique des immigrés en France ? Au-delà des problèmes que nous connaissons, cessons cette malhonnêteté intellectuelle envers nos jeunes qui créée frustration et violence. Non, nous ne sommes pas des immigrés, nous sommes nés en France. Non, nos parents ne nous ont pas appris à haïr la France. Puisque l’éducation se fait par l’exemple, peut-on seulement concevoir l’effet pour un enfant de voir son père, son grand-père, dans un spleen permanent, comme un papier froissé, une vie de déracinement temporaire devenu un exil définitif ?

Lorsque je rencontre ces « esprits errants et sans patrie », ces retraités précaires, les « chibanis », ce qui me frappe c’est l’injustice.

Ils ont travaillé dur, ont mobilisé leurs forces pour s’intégrer malgré des conditions difficiles, et aujourd’hui ils semblent frappés d’anathème par les institutions, par les citoyens, et même par leurs enfants. Pour une raison : ne pas avoir renoncé à leur identité, leurs valeurs, leur vie d’avant la France. Quel splendide désastre, car ce qu’ils transmettront reste la plus grande richesse, la source de toute transformation dans nos quartiers les plus dévalorisés, isolés. Un jour, un de ces aînés de mon quartier, à Bron, m’a dit : « Il faut rester l’arbre à qui l’on jette des pierres et dont il tombe des fruits ».

L’esprit français doit être exactement ceci : la générosité en réponse à la violence symbolique, la force collective en lieu et place de la réaction isolée, les rêves mieux que les frustrations.

Pourtant, c’est en réaction qu’il y a six ans tout juste, les banlieues françaises se révoltaient. Mais ce ne fut pas une expérience de réussite collective pour nos jeunes, ce n’était pas une revendication sociale, un mouvement organisé, et qui les a écouté, une fois le soufflet retombé ? Les jeunes ne savent plus revendiquer le malaise de leur condition, car on ne leur laisse pas l’espace pour construire. Ils doivent le retrouver, d’eux-mêmes, dans ce que j’appelle le Serment des Jeunes de Paume. Je leur dis, « jeunes de tous les âges, unissons-nous ! » Et aujourd’hui, je vous appelle à vous réunir, tous les Français voulant répondre à la crise par l’action, par l’espoir et par la création.

J’appelle aussi Madame Le Pen à débattre avec moi de nos visions pour la France. Peut-être saura-t-elle vous éclairer alors sur son obscurantisme, elle qui fait du refus du progrès et de l’ouverture une politique à la mode, celle du repli sur soi et de la peur ?

En cette journée des Nations unies, « nous les heureux, les peu nombreux », nous avons le devoir de métamorphoser nos intentions et de les transmettre, de créer un climat de confiance, d’échanger, un nouvel esprit de Tolède, alors même que la morbidité de notre époque a créé un malaise généralisé, partagé au final par toutes les classes, tous les territoires, toutes les générations.

“ Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve », et nous devons trouver une issue en partant de nos forces, et non de nos faiblesses. Nous devons avoir une politique vivante, ouverte et riche, basée sur l’épanouissement personnel et sur la réussite collective. Nous devons réaliser l’Union sacrée pour contrer le Front national aux prochaines élections présidentielles, en se proposant un programme ambitieux et généreux. Nous devons renouer dans les faits, chaque jour et pour tous, avec nos valeurs éternelles : la liberté, l’égalité et la fraternité.”

Vive la République, vive la France !

Maxime Verner