Le Figaro – 23 décembre 2010

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Dépêche AFP – 22 décembre 2010

L’association « Candidat à 18 ans » salue l’abaissement de l’éligibilité à 18 ans

2010/12/22 13:24:48

PARIS : L’association « Candidat à 18 ans » s’est félicitée mercredi de l’abaissement de 23 à 18 ans de l’âge de l’éligibilité au mandat de président de la République, de député et d’eurodéputé, prévu dans le projet de loi sur l’élection des députés qui sera voté le 11 janvier par l’Assemblée.

« C’est une victoire pour la jeunesse de notre pays. Elle est enfin reconnue comme un élément constitutif du dispositif démocratique français. Nous assistons à la naissance de la majorité politique à 18 ans, qui aura attendu 35 ans pour rejoindre la majorité civile et légale », instaurée en 1974, salue dans un communiqué le président de cette association, Maxime Verner, 21 ans.

Le projet de loi, dont l’examen dans la nuit de lundi à mardi a été émaillé d’une vive polémique sur le patrimoine des députés, doit faire l’objet d’un vote solennel à l’Assemblée nationale le 11 janvier. Il devra ensuite être adopté par le Sénat.

Son article premier abaisse de 23 à 18 ans l’âge requis pour se présenter à l’élection présidentielle, aux législatives ainsi qu’aux élections européennes.

M. Verner espère que les sénateurs accepteront à leur tour d’abaisser de 30 à 18 ans l’âge requis pour être candidat à la Haute Assemblée.

L’association « Candidat à 18 ans » a été fondée en décembre 2008 par Maxime Verner. Elle milite pour « la promotion des jeunes sur le terrain de la citoyenneté et de l’engagement politique » avec pour objectif principal l’abaissement de l’âge de l’éligibilité à 18 ans. Elle compte un peu moins de 400 adhérents.

Rue89 : Député à 18 ans ? Ce sera bientôt possible

Député à 18 ans ? Ce sera bientôt possible

Par Axel Gontcho – Rue 89
21/12/2010 – 11h47

L’âge d’éligibilité pour le mandat de député en France va passer de 23 ans à 18 ans. Lundi soir, l’Assemblée nationale a adopté un texte en ce sens dans une relative discrétion. Le jeune citoyen Maxime Verner, initiateur du projet, salue sur son blog [1] cette « victoire pour la jeunesse » :

« Nous assistons ensemble à la naissance de la majorité politique à 18 ans, qui aura attendu trente-cinq ans pour rejoindre la majorité civile et légale, instaurée par la loi du 5 juillet 1974. »

Jusque-là, il fallait avoir 23 ans révolus [2] pour être candidat à la députation ou à la présidence de la République en France (et il faudra toujours 30 ans pour se présenter au Sénat, conçu comme une assemblée de « Sages »).

Maxime Verner avait lancé l’idée en 2008. A l’époque, il avait 18 ans, et s’était
présenté aux élections municipales de Bron (près de Lyon). Selon lui, l’abaissement à 18 ans de l’âge de l’éligibilité va dans le sens de la responsabilisation politique des jeunes :

« N’importe quel citoyen a le droit de voter pour choisir ses représentants. Il n’y a pas des citoyens et des sous-citoyens. Abaisser l’âge d’éligibilité à 18 ans, c’est appeler davantage les jeunes à s’engager dans la vie politique. Ce qui n’est pas le cas actuellement en France, où l’engagement des jeunes est plutôt moindre. »

Bientôt pour tous les mandats nationaux ?

Des députés de toutes tendances, depuis deux ans, ont soutenu l’idée de Maxime Verner. « Dès lors que la majorité civique est fixée à 18 ans, une grande
démocratie comme la France doit tout mettre en œuvre pour baisser l’âge
de éligibilité à 18 ans », a écrit François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, à Maxime Verner.

La députée UMP Valérie Rosso-Debord et 34 de ses collègues ont déposé en 2009 une proposition de loi organique visant à abaisser à 18 ans l’âge d’éligibilité pour tous les mandats nationaux (législatives, présidentielle…).

Finalement, c’est le gouvernement qui a repris l’idée à son compte en déposant le projet de loi organique [3] adopté lundi soir. Il doit encore être voté par le Sénat.


Les députés adoptent l’éligibilité à 18 ans

Mis en avant

« Le vote par l’Assemblée nationale ce 20 décembre 2010 de l’article premier du projet de loi organique relatif à l’élection des députés, est une victoire pour la jeunesse de notre pays. Elle est enfin reconnue comme élément constitutif du dispositif démocratique français. Nous assistons ensemble à la naissance de la majorité politique à 18 ans, qui aura attendu 35 ans pour rejoindre la majorité civile et légale, instaurées par la loi du 5 juillet 1974.

Je tiens aujourd’hui avant tout à remercier les nombreux citoyens, les élus, les parlementaires et les membres du gouvernement qui ont apporté leur concours à l’instauration de l’éligibilité à 18 ans, qui doit attendre désormais d’être votée par le Sénat. Le 11 septembre 2007, jour de mon dix-huitième anniversaire synonyme d’accès à la citoyenneté, au moment d’annoncer ma candidature aux élections municipales et cantonales de Bron (Rhône, 40 000 habitants), j’avais souhaité m’engager à faire déposer une proposition de loi pour instaurer l’éligibilité dès 18 ans à toutes les élections. Après trois ans de travail, le vote de l’Assemblée, après l’abaissement de l’âge requis pour être membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’ouverture de quatre postes de représentants de la jeunesse au sein de cette institution, est une nouvelle étape vers la réalité effective d’une majorité politique à 18 ans dans notre pays.

L’éligibilité à 18 ans est une mesure politique, au sens noble du terme. Elle montre que la France est désormais à maturité politique dans son rapport à sa jeunesse en donnant la possibilité à chaque membre du corps électoral disposant de ses droits civiques de se présenter à toutes les élections politiques, à l’exception notable des sénatoriales. Je vais à ce propos faire déposer un amendement au Sénat afin que les sénateurs puissent trancher sur le maintien à 30 ans ou l’alignement de l’éligibilité à 18 ans. J’ai bon espoir que les sénateurs saisissent cette opportunité de moderniser leur institution et de s’ouvrir une plus large audience en se donnant la chance de représenter davantage les Français. La Chambre haute pourra ainsi se rapprocher des plus jeunes de nos concitoyens.

En permettant à chaque nouveau citoyen de pouvoir être candidat à la députation ou à la présidence, la République accepte enfin toutes les conséquences du principe de la majorité politique. En effet, seule une démocratie où chaque citoyen peut se porter candidat à la représentation est une démocratie totale. Avec leur vote d’hier, les députés proclament qu’en accédant à la citoyenneté, nous ne sommes plus seulement des électeurs mais bel et bien des élus potentiels. Nous sommes peut-être au point de départ d’une nouvelle ère dans notre démocratie représentative, portée par un nouveau souffle politique pour notre nation.

L’éligibilité à 18 ans prend ainsi toute sa place dans le contrat social que la société doit être en mesure de proposer à ses nouveaux citoyens, autour de principes et de dispositifs visant leur intégration optimale dans la société. Il faut rééquilibrer et réaffirmer les droits et les devoirs des jeunes accédant à la citoyenneté. Je publierai à cet effet le 20 juin 2011, date anniversaire du Serment du jeu de paume, un projet de contrat social entre les jeunes et la société.

En attendant, il s’agit pour moi de mobiliser les sénateurs et de poursuivre l’engagement de proximité visant à intégrer les jeunes au débat public, avec la dernière ligne droite de la cinquième campagne nationale d’inscription par procuration sur les listes électorales qui me mènera jusqu’au 31 décembre dans plusieurs communes françaises. »

Maxime Verner

Candidat à 18 ans

Edit : pour retrouver le détail du scrutin public, merci de visiter le site de l’Assemblée nationale

Des jeunes au Cese…

Je tiens à saluer la décision du Conseil des ministres concernant la réforme du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

En effet, l’âge requis pour être membre de cette institution (qui était de 25 ans) a été ramené à 18 ans, conformément à la proposition de l’association « Candidat à 18 ans ».

De plus, quatre représentants des jeunes et des étudiants siégeront au sein du Cese dès l’ouverture de la prochaine mandature, le 1er octobre 2010.

Maxime Verner